Maître d’ouvrage Privé
Type de marché Privé
Maître d’oeuvre ZoomFactor Architectes
Programme Surélévation d’un immeuble d’habitation
Surface de plancher 67 m²
Type de Mission Mission complète
Coût NC
Calendrier Livré en 2025
Dans le Vieux Puteaux et face à la Seine, un immeuble fin XIXème est surélevé d’un niveau. Bâtie en ossature bois, cette extension crée une gradation des hauteurs sur rue de la séquence urbaine. Son écriture de façade simple et contemporaine s’insère respectueusement dans son contexte, tandis que le mode constructif fait la part belle au réemploi in-situ : pièces de bois de charpente déposées et reposées un étage plus haut, tuiles de terre-cuite soigneusement stockées et nettoyées, puis reposées.
Parti architectural >
Implanté entre un immeuble d’angle en R+3 et un immeuble du XVIIIème siècle en R+1+combles, l’immeuble objet de la surélévation répond à une logique urbaine : son élévation vient créer une gradation des hauteur permettant de lier les bâtis. Son écriture est discrète : la façade reprend la composition et les alignements des étages du dessous, mais quelques détails contemporains signalent la présence d’un étage neuf : fenêtres à 1 vantail, garde-corps simplifiés, encadrements de baies plus affirmés. Cette homogénéité de teintes, de matériaux et de composition permet à la surélévation de s’inscrire sans ostentation sur son immeuble et dans son contexte urbain.
Côté intérieur, l’appartement du dernier étage devient un spacieux duplex agrandi d’un bureau et d’un espace parental avec dressing et salle de bains.
Caractéristiques techniques >
Le système constructif choisi est un système 100% bois, composé de murs porteurs en ossature bois, et d’une charpente bois issue en grande partie de la réutilisation des pièces de bois de l’ancienne charpente déposée. Un bardage ventilé et enduit reproduit la composition de façade des étages inférieurs, tandis que l’isolation en laine de bois ajoutée dans l’épaisseur des parois et de la charpente permet de garantir une bonne inertie et donc un confort d’été assuré dans l’appartement du dernier étage, par ailleurs traversant.
Environnement >
Le projet fait la part belle au réemploi in-situ : un diagnostic de la charpente existante, saine et justement dimensionnée, a permis d’identifier plusieurs pièces de bois qui ont réutilisées sur la nouvelle charpente, un étage plus haut. La couverture vient également du réemploi : les tuiles en terre-cuite de l’ancienne toiture, en bon état, ont été soigneusement déposées lors de la découverture, stockées sur site dans les caves de l’immeuble, nettoyées puis reposées sur la nouvelle charpente. Environ 70% des tuiles posées proviennent ainsi du réemploi in-situ.
Le développement d’un projet de surélévation dans une situation de dent creuse urbaine permet en outre de réduire les déperditions thermiques des immeubles mitoyens en supprimant des surfaces nues de pignons aveugles. Ce type de projet améliore aussi le comportement thermique intrinsèque du bâtiment puisque la surélévation est une manière de rénover les toitures existantes dégradées pour réduire les déperditions thermiques, tout en favorisant l’augmentation de la densité urbaine et la création d’ensembles urbains compacts qui présentent une proportion plus faible de surfaces exposées à l’air extérieur.
Photos : Victor Grandgeorge







